Le marché est un mécanisme d’anticipation du futur
Afin de saisir la raison pour laquelle la constance dans le suivi d’une méthode est primordiale, il faut comprendre que le marché est un mécanisme d’anticipation d’événements à venir.
Trop peu d’investisseurs comprennent que le marché anticipe le nouvelles de demain plus qu’il ne réagit aux nouvelles d’aujourd’hui. Donc tout investisseur qui, suivant une logique de surface, base son processus de décision sur les bonnes ou mauvaises nouvelles fondamentales qu’il lit dans la presse, court tout droit au désastre.
Trop d’individus investissent en bourse lorsque les économies sont au beau fixe et la croissance au plus haut. Ils investissent sur des actions de sociétés dont les bons résultats font la "une" des journaux économiques.
En somme, ils achètent au plus haut, au moment précis où les bonnes nouvelles sont complètement intégrées dans les cours et où le marché commence à intégrer les moins bonnes nouvelles de demain ou de plus tard.
Ce déphasage entre le sentiment des investisseurs individuels sur l’évolution d’un marché et l’évolution réelle des marchés a été observé depuis fort longtemps. Le grand marché haussier des années 80 ne faillit pas à la réputation. Une fois de plus, la plupart des investisseurs sont venus trop tard.
L’investisseur particulier a, pendant toute la phase de hausse des marchés d’août 1982 à août 1987, mois après mois, placé plus de fonds sur les produits obligataires que sur les actions. Il y eut 2 exceptions : avril 1987 et août 1987, soit au plus haut du marché de new york (tiré des statistiques de flux sur fonds de gestion collective aux Etats-Unis).
Un autre groupe d’opérateurs a un timing habituellement déphasé par rapport aux marchés : ce sont les fonds internationaux qui sont arrivés en masse sur New York.. en 1987 !
Le marché tend continuellement de tels pièges à la majorité des investisseurs en les convaincant d’investir au plus mauvais moment. Un e méthode mécanique n’est pas basée sur ce que disent les journaux, les économistes ou notre bon sens apparent, mais elle nous aidera à déjouer ces pièges du marché.
Vous n’êtes pas convaincus, écoutez Stanley Druckenmillern gérant du fond d’investissement Strategic Agressive de Dreyfus Corp (Barron’s 28 mars 1988) qui explique les raisons por lesquelles à une économie bien orientée, correspond des marchés financiers qui courent les plus grands dangers.
"Une façon de regarder le marché est d’évaluer sa liquidité en combinant une revue de l’économie et le façon dont la FED (réserve fédérale américaine) répond à la situation économique. Le meilleur environnement économique pour un marché haussier est une économie lente, endormie que la FED essaie de raviver ; c’était le cas en 1922-1929, époque où nous n’avions pas de croissance des revenus des entreprises.
Une économie en plein boom n’est pas porteuse en termes de marchés et d’actions, elle va trop vite et la FED ne la soutient plus. 3 éléments négatifs apparaissent
- La FED resserre le crédit
- Les entreprises reconstituent leurs inventaires
- Si la conjoncture est bonne, augmentent leurs dépenses d’investissement.
Ces actions enlèvent des liquidités des actifs financiers (les bourses). "
Sommaire : Analyse technique
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