Le Ratio de Fibonacci
En parallèle à ces comptages, les analystes Elliotticiens fixeront des cibles ou objectifs pour les points de "terminaisons" des vagues en cours ou des vagues leur succédant. Ces objectifs, concernant l'amplitude et la durée, sont tirés de l'observation. Ils reposent sur les ratios de fibonacci.
Fibonacci est célèbre pour avoir établi une loi du développement ou de la croissance applicable aux organismes vivants. Leur développement s'effectue toujours selon un multiple de 1.618, de la croissance des branches d'arbres à celle des coquilles d'escargots. Ce ratio, également appelé le nombre d'or, se retrouve souvent sur les graphiques boursiers. Ainsi, une vague ascendante qui a pris 100 jours pour se développer, verra souvent sa correction se dérouler en 100/1.618 soit 61 jours. De même si cette vague a gagné 100 points, la correction "reprendra" fréquemment 61 points. Les ratios (1.618) et 1/ (1.618) et leurs carrés se retrouveront donc souvent dans les amplitudes et durées des mouvements de marché. Ce nombre d'or a la particularité de garantir l'harmonie dans l'expansion ou la rétraction des choses.
Sur l'illustration suivante nous avons reproduit deux segments liés par le Ratio de Fiboncaci (la longueur du plus grand fait 1.618 fois la longueur du plus petit). Or, si vous calculez le rapport entre la longueur du tout et la longueur du plus grand, vous retrouverez ce ratio de 1.618. C'est la seule proportion ayant cette propriété de lier deux mesures entre elles dans les mêmes proportions que la plus grande et le tout.
De nombreuses études, largement documentées dans le livre de Prechter et Frost, semblent établir que très souvent, les bourses se développent ou se contractent dans des proportions proches de ces proportions d'harmonie.
Le krach d'octobre 1987 est considéré par Prechter comme le point de départ d'une correction de Supercycle dont la phase ascendante débuta en 1932. C'est donc sur l'observation minutieuse du parcours des indices boursiers que reposent les fondements de ces théories alarmistes dont la presse s'est faite largement l'écho à la suite du krach.
Cette partie consacrée aux outils statistiques d'étude des indices boursiers a permis de revoir les méthodes les plus utilisées actuellement par les hommes de marché et les analystes techniciens américains. Ces méthodes peuvent être employées pour étudier tout marché liquide c'est-à-dire là où la confrontation de l'offre et de la demande se fait sans entrave.
Au-delà des marchés des actions, elles peuvent être utilisées sur les marchés des taux comme le MATIF, les marchés des devises, l'ensemble des marchés des matières premières et des métaux précieux et tout marché où la confrontation de l'offre et de la demande est libre.
Si ces méthodes d'analyse statisticienne peuvent être déclinées sur toutes sortes de marchés, y compris les marchés des futures et d'options sur indices, elles sont très peu utilisées pour l'étude de valeurs individuelles. Dans ce cas, nous aurons recours à l'analyse chartiste traditionnelle dont nous exposerons les fondements dans les prochaines sections.
Sommaire : Analyse technique
- Les Méthodes Statisticiennes
- Les Liquidités
- Le Fonctionnement de la FED
- IOU's= "I Owe You" ou "je vous dois", ce sont les Divers Titres de Créance
- Les Indicateurs de Liquidité
- Le Sentiment
- Le Principe de l’Analyse Contrarienne
- Les Fondamentaux
- La Valeur Patrimoniale par Action ou Price to Book Ratio
- Le Price Earning Ratio
- Le Ratio Price to Cash Flow
- Le Momentum
- The Full Picture / La Vision d’Ensemble
- La Théorie de la Vague d’Elliott
- Le Ratio de Fibonacci
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