L'euro Pris Au Piège De Maastricht

Wed, 25 Feb 2009 09:48:08 +0100

L'euro Pris Au Piège De Maastricht

A priori l'implosion de l’euro est difficilement imaginable. Mais quand même : petit rappel : qu’est ce que la zone euro ? Une zone de parités fixes entre d’anciennes monnaies qui ont décidé de se saborder pour adopter une nouvelle unité de compte, appelé euro. Lors de la création de l’euro, les pays comme la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie etc, ont décidé que leurs anciennes monnaies étaient définitivement arrimées, attachées les unes aux autres.

Autrement dit qu’on ne pouvait dévaluer, dévaloriser, ou au contraire surévaluer une monnaie par rapport à l’autre. La dévaluation permettait de protéger temporairement une économie en train de s’affaiblir. (...)

La contradiction de Maastricht
L’Euro interdit ce genre de rééquilibrage. C’est pourquoi les pays de la zone euro doivent être, dans des conditions monétaires et financières comparables. Il faut qu’ils aient la même inflation, plutôt faible. Il faut qu’ils soient peu endettés. IL faut qu’ils un déficit budgétaire faible. Ca, c’est tout simplement les critères de Maastricht : faible inflation, faible déficit, faible dette. L’Euro exige qu’il n’y ait pas de déséquilibres majeurs entre nations.
Or, avec la crise, les déficits et les dettes explosent ! Si des déficits et des dettes insupportables apparaissent dans certains pays et non dans d’autres, la zone euro peut exploser. En 1865, la France avait créé l’Union latine, une union monétaire avec la Suisse, la Belgique et l’Italie. Même principe que l’euro : même unité de compte, mêmes pièces. L’union latine meurt en 1927, 38 ans plus tard. Mais il y a une énorme différence entre la zone euro et l’union latine : la BCE, la banque centrale européenne, banque unique pour tous les pays de la zone euro. Soyons, un instant, pessimistes, rien n’interdit à un pays de quitter la BCE, après tout ! Pour sauver l’euro en cas de faillite d’un des pays de la zone, il faut que les autres pays s’engagent à le sauver. Ce qui veut dire que la politique vient appuyer la monnaie. Or, pour l’instant, de par ses statuts, la BCE n’a aucun ordre à recevoir des politiques...

Article complet à lire sur Marianne2